Les sénateurs Richard Blumenthal et Marsha Blackburn réintroduisent un projet de loi visant à limiter le pouvoir des « gatekeepers » des plateformes comme l’App Store d’Apple. Cette initiative vise à promouvoir la concurrence et à protéger les consommateurs face aux pratiques monopolistiques croissantes dans l’économie numérique.

Les législateurs à Washington ont de nouveau tourné leur attention vers l’App Store. Un groupe bipartisan de sénateurs a réintroduit l’Open App Markets Act de 2021, un projet de loi visant à limiter le pouvoir de « gardien » qu’Apple et Google exercent sur l’économie des applications mobiles. Voici les objectifs visés.
Si cette législation est adoptée, elle obligera effectivement Apple et Google (bien que ces entreprises ne soient pas explicitement mentionnées dans le texte) à autoriser le sideloading, à soutenir les magasins d’applications tiers, à permettre des systèmes de paiement alternatifs, et à cesser de pénaliser les développeurs qui informent les utilisateurs sur des prix plus compétitifs ailleurs.
La réintroduction du projet de loi a été effectuée par les sénateurs américains Marsha Blackburn (R-Tenn.), Richard Blumenthal (D-Conn.), Mike Lee (R-Utah), Amy Klobuchar (D-Minn.) et Dick Durbin (D-Ill.).
Voici ce que déclare le sénateur Blumenthal sur la situation actuelle :
« Depuis des années, Apple et Google agissent en tant que gardiens, construisant des murs anticoncurrentiels pour écraser leur concurrence et augmenter les coûts pour les consommateurs. »
Quant à la sénatrice Blackburn, elle explique ses intentions concernant la réintroduction du projet de loi :
« Notre Open App Markets Act bipartisan garantirait un marché plus libre et plus équitable pour les consommateurs et les petites entreprises en promouvant la concurrence sur le marché des applications et en ouvrant la voie à plus de choix et d’innovation. »
Cela n’est pas la première fois que ce projet de loi est proposé. La version originale avait gagné du terrain il y a quelques années, atteignant même le comité, mais n’a jamais été soumise au vote au Sénat. Sa réintroduction intervient alors que la pression juridique sur Apple continue d’augmenter, notamment à travers un nouveau chapitre de la saga en cours Epic contre Apple, Apple faisant appel de l’affaire devant le neuvième circuit.
Ce que le projet de loi proposerait
Selon le communiqué de presse du sénateur Blackburn, si la loi est adoptée, l’Open App Markets Act pourrait :
- Protéger les droits des développeurs à informer les consommateurs sur des prix plus bas et à proposer des prix compétitifs;
- Protéger le sideloading d’applications;
- Promouvoir la concurrence en ouvrant le marché à des magasins d’applications tiers, des applications de démarrage et des systèmes de paiement alternatifs;
- Permettre aux développeurs de proposer de nouvelles expériences exploitant les fonctionnalités des appareils des consommateurs;
- Accorder aux consommateurs un contrôle accru sur leurs appareils;
- Empêcher les magasins d’applications de désavantager les développeurs;
- Établir des protections pour préserver la vie privée, la sécurité et la sûreté des consommateurs.
Actuellement, le projet de loi est seulement une proposition législative, ce qui signifie qu’il a été introduit au Congrès mais n’est pas encore devenu loi. Il doit encore passer par les deux chambres ou être signé par le Président.
Pour plus d’informations, consultez cet article de Reuters.
Quel est l’objectif de la loi Open App Markets Act ?
L’objectif de la loi est de réduire le pouvoir des géants technologiques comme Apple et Google sur le marché des applications mobiles en favorisant la concurrence et en offrant plus de choix aux consommateurs.
Quelles protections la loi offrirait-elle aux développeurs ?
La loi protégerait les droits des développeurs à informer les consommateurs sur les prix plus bas et à proposer des prix compétitifs, tout en facilitant le sideloading d’applications.
Comment la loi affecterait-elle les consommateurs ?
Les consommateurs auraient un plus grand contrôle sur leurs appareils et bénéficieraient de nouvelles expériences grâce à l’ouverture du marché aux magasins d’applications tiers et à des systèmes de paiement alternatifs.
Quel est le statut actuel de la loi ?
La loi est actuellement une proposition législative qui a été introduite au Congrès mais qui n’est pas encore entrée en vigueur. Elle doit passer par les deux chambres et être signée par le Président.